LA CONQUÊTE DE LA REPOUSSE ET DE L’ÉPOUVANTE – conclusion

CONCLUSION

Nous en sommes donc au terme de notre périple nous aussi. Formulons le désir que ces éclaircissement aient pu intéresser le maximum de gens. Pour ceux intéressés à faire ces pèlerinages, à jouer aux explorateurs, à marcher dans le traces du Curé Labelle et des pionniers, je joins en annexe les tracés GPS de ces premiers chemins. Si quelqu’un s’y aventure, j’aimerais bien qu’il me fasse état de ses trouvailles en communiquant avec moi par courriel. Elles enrichiront probablement cette petite recherche historique.

Bien des projets pourraient en découler comme de faire revivre ces routes sous la forme de sentiers d’interprétation. Je suis certain qu’il serait facile de convaincre les Valdurnois à ouvrir leur territoire à tous ceux qui voudraient revivre l’histoire de ce coin du Québec. Il ne manque que des gens d’initiatives, Valdurnois, Faustinois et autres bénévoles, qui pourraient devenir les porteurs du dossier. Les autorités publiques, la municipalité en particulier devraient aussi s’impliquer tout comme évidemment la nouvelle Société historique, présentement en développement à St-Faustin-Lac Carré. L’invitation devrait aussi intéresser l’Association des propriétaires de Valdurn.

Nous avons la chance, la chance unique de posséder un territoire encore vierge, tel qu’il l’était au moment du passage de Labelle et des pionniers. Les Durnford et les Valdurnois l’ont protégé pendant près de 135 ans et entendent contre vents et marrée poursuivre l’oeuvre avec la même rigueur. Les traces de ce passé devraient subsister dans un tel environnement protégé.

Soulignons toutefois qu’un vaste projet de développement est en élaboration dans les environs du premier chemin de contournement de la Repousse, appuyé sur le territoire de Valdurn. Il serait souhaitable que les autorités publiques sachent intégrer au développement futur de la municipalité et dans ce projet des objectifs de préservation de ces routes dont la valeur patrimoniale ne peut ou ne devrait être ignorée.

Ne serait-ce pas fantastique de pouvoir, nous même, gravir la Repousse, descendre au Lac au Poil, monter l’Épouvante et admirer, rendu à son sommet, ce panorama magnifique? Il serait aussi sage de protéger et mettre en valeur ces lieux historiques, dès maintenant.

Mon deuxième espoir serait que les autorités publiques entreprennent les démarches nécessaire pour que ces montagnes renaissent avec les noms de l’époque. Il faut que la Repousse sorte de son anonymat pour redevenir la Repousse (et non la Ripousse!), que l’Épouvante reprenne aussi vie. D’autres noms pourraient aussi être donnés au flanc ouest de l’Épouvante et à la montagne du Nord du Lac à Cailles. S’il m’était donné de suggérer des appellations, je ne crois pas qu’il soit possible d’oublier le nom des Durnford (Mont Philippe Durnford). S’il m’était possible de faire une autre suggestion, c’est qu’une femme vivant dans ce monde d’homme soit enfin reconnue. Sophranie Chalifoux pourrait ainsi laisser son nom à cette deuxième montagne (Mont Sophranie Chalifoux), Mlle Chalifoux fut, en 1880, la première femme à occuper un poste public, elle fut la première institutrice de St-Faustin.

Il serait ainsi possible de témoigner pour St-Faustin et le Nord de l’importance du lys et de la rose et du fait que dès les débuts ils ont agi, là, en toute harmonie.

Normand Choinière,

St-Faustin-Lac Carré,

le 16 février 2004



Tracés GPS des divers chemins, en fomat texte (PCX5)

Les tracés suivants ont été reconstitués à partir des cadastres réalisés par les arpenteurs du XIX ème siècle. Ils représentent avec une précision relative (probablement à quelques mètres près) le tracé original des divers chemins ayant permis la conquête du Nord. Ils sont dans un format utilisable par la plupart des GPS produits couramment notament Garmin et Magellan.

L’auteur apprécierait recevoir toute observation détaillée venant de ceux qui pourraient vouloir marcher dans les traces des pionniers. L’identification d’artefacts permettrait possiblement de confirmer sur le terrain les recherches menées à ce jour.