LA CONQUÊTE DE LA REPOUSSE ET DE L’ÉPOUVANTE – introduction

INTRODUCTION

Au cours de l’été 1999, au moment même où nous achetions de la famille Lesault, plombiers à Ste-Agathe, le terrain où serait construite notre maison, terminée le 20 janvier 2000, j’ai commencé à m’interesser à l’histoire de Valdurn et de St-Faustin. Car nous le verrons, cette histoire est tout à fait commune, je dirais qu’elle est tricotée d’une même fibre.

Mes premiers pas dans le passé se sont faits à travers l’ouvrage de George D. Mitchell : Heritage Valdurn.

Je me souviens qu’alors que je lisais ce document de référence pour les Valdurnois que de nombreuses questions fusaient dans mon esprit quant aux lieux exacts frequentés par les pionniers et particulièrement par le Curé Labelle.

Personne ne savait plus où se trouvait la Montagne de l’Épouvante. Le nom n’etait même plus connu des villageois. Quelques « vieux » peut-être mais encore.

Cliquer pour agrandirQuant à la Repousse, que certains designent erronément par « Ripousse », on se perdait en « opinions », parmi les ceux qui en avaient une, quant à sa localisation. Soit dit en passant le mot Ripousse constitue un certain néologisme posterieur aux usages de l’epoque de Labelle. Alors que « Repousse » a un sens réel et precis, « Ripousse » n’a en soi pas de signification. C’est pourtant celui que les responsables de la toponymie ont choisi…

Parmi ceux qui avaient un avis sur le sujet, on peut dire qu’une majorite identifiait la montagne comme celle se jetant dans le Lac à Cailles à son côte ouest (donc au nord-est du Lac de la Ripousse). D’autres pensaient que c’etait à peu près là où courent les lignes hydroélectriques qui descendent vers la vallée du Lac Colibri. D’autres avaient des opinions encore plus surprenantes situant l’Épouvante là où se situe la grande côte à droite de l’entrée de Valdurn.

Et lorsque je posais la question quant à la localisation du chemin de la Repousse ou encore de celui de son contournement, la majorité les situaient confusément du côte ouest du Lac Cailles, là où il y avait aussi des chemins de « buchage » . D’autres me parlaient de leur conviction qu’au moins une de ces routes se situait là ou se trouvait la « Maple Leaf » que parcourait le fameux Hermann « Jack Rabbitt » Johannsen.

Aucun historien contemporain n’avait resolu le problème. Je pus m’en rendre compte plus tard, bien que Danielle Soucy ait posé clairement la question et énoncé une hypothèse interessante qui s’ajoute, pour l’instant, à celles plus haut mentionnées.

« Il est difficile d’identifier avec certitude les sommets qui étaient désignes par les toponymes honnis de la Repousse et de l’Épouvante, lesquels ne figurent évidemment sur aucune carte officielle. La complexité s’accroît du fait que les lieux designés par ces appellations semblent eux-mêmes avoir eu des contours assez flous, variant suivant les temoins, les époques… La tradition orale et les indices fournis dans les récits de l’époque nous portent à croire que la Repousse aurait été le sommet de 518 m (1700 pi) qui se dresse au sud-est du lac au Poil.  »

Nous tenterons donc d’apporter dans ce document une réponse eclairante à ces questions. Tel est son objectif principal, sans négliger de révéler les grandes passions entourant le développement du Nord comme les liens qui ont uni la destinée de Valdurn et de St-Faustin.